(à partir de 466 av J.C.)
Les comptes rendus de Diodoro Siculi nous présentent les derniers tyrans dans un cadre bien sombre .
Tant Trasibulo, successeur de Ierone
à Syracuse, que Trasideo à Akragas sont définis
comme "violents et assassins".
Ce fut leur cruauté despotique qui poussa aux révoltes
qui mettront fin à la première période de
Tyrannie en Sicile.
Toutefois,
selon Aristote, ce furent surtout les
batailles intestines des familles qui provoquèrent la chute des
tyrans.
Le premier tyran à être déposé fut
Trasideo d'Akragas.
Après une lourde défaite contre
Ierone de Syracuse, il fut chassé et remplacé par un
gouvernement démocratique.
Ce fut ensuite le tour de Trasibulo,
vaincu par une coalition d'insurgés syracusains
associée à des troupes de Sicules, d'Akragas, de Gela,
de Selinunte et d'Imera.
Seul Dinomène à Etna (l'ancienne Catane) resta au
pouvoir jusqu'à ce qu’une coalition de Sicules et de Syracusains
força la population à fuir pour se réfugier dans les
collines à l’est, à Inessa, qui sera rebaptisée
Etna.
Dès lors, Catane reprit son ancien nom et fut
repeuplée d’exilés chassés du temps d'Ierone,
ainsi que de colons siracusains et sicules.
A la même époque Messine se libéra de la domination
de Reggio.