La présence de l’homme à Palerme est déjà attestée à la préhistoire comme une des plus anciennes de toute la Sicile.
D’intéressantes gravures et peintures rupestres ont été retrouvées dans les grottes d’Addaura en 1953 par l’archéologue Bovio Marconi.
Catégorie : Histoire de Palerme
| Préhistoire et Sicanes | ||||
| -VIII | Phéniciens | |||
| Carthaginois et Grecs | ||||
| -III | Romains | |||
| V | Vandales et Goths | |||
| VI | Byzantins | |||
| IX | Arabes | |||
| XI | Normands | |||
| XIII | Souabes et Angevins | |||
| XV | Aragonais | |||
| XVIII | Bourbons | |||
| XIX | Unité italienne | |||
Ce dossier est consacré à l’histoire de Palerme, ville méditerranéenne majeure dont l’évolution urbaine, politique et culturelle reflète plus de deux millénaires de transformations continues. Les articles réunis ici retracent le développement de la cité depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne, en s’attachant à l’histoire de ses monuments, de ses institutions et de ses formes urbaines, indissociables des civilisations qui s’y sont succédé.
Fondée par les Phéniciens, puis intégrée successivement aux sphères grecque, romaine et byzantine, Palerme a connu une trajectoire singulière au sein du monde méditerranéen. La conquête arabe du IXᵉ siècle marque un tournant décisif : la ville devient capitale de l’émirat de Sicile et l’un des centres urbains les plus dynamiques de l’Occident islamique, tant sur le plan économique qu’intellectuel.
L’arrivée des Normands au XIᵉ siècle ne rompt pas cet héritage, mais l’intègre dans un système politique inédit, favorisant la coexistence de traditions latines, grecques et arabes. Cette continuité culturelle, prolongée sous les Souabes, explique l’émergence d’un langage architectural original, l’arabo-normand, sans équivalent hors de Sicile.
Les périodes angevine, aragonaise, espagnole et bourbonienne inscrivent ensuite Palerme dans les grands équilibres européens, marquant durablement son tissu urbain, ses palais aristocratiques et ses structures de pouvoir. Ville de conquêtes, de synthèses et de conflits, Palerme offre ainsi un observatoire privilégié de l’histoire méditerranéenne, où stratifications politiques, culturelles et architecturales demeurent lisibles jusqu’à aujourd’hui.
En 734 av J-C, les Phéniciens, provenant de Tyr, y fondèrent une florissant comptoir commercial sur la baie bordant la fertile Conca d’Oro, la partie orientale de l’île étant à cette époque occupée par les Sicules.
Entre les VIIIe et VIe siècle av. J.-C., les Grecs menèrent la colonisation de la Sicile, connaissant la ville phénicienne de Palerme sous le nom de Panormus dont dérive le nom actuel de la ville.
La ville resta phénicienne jusqu’à la première guerre punique (264-241 av J.-C.), suite à laquelle la Sicile fut conquise par les Romains.
Lors des guerres puniques, Palerme fut le centre des heurts
Au IXe siècle, les musulmans du Nord de l’Afrique envahirent la Sicile, conquérant Palerme en 831 puis toute l’île en 965. Les gouverneurs musulmans firent de Palerme la capitale de la Sicile.
La splendeur de la période arabe ne s’interrompit pas avec les Normands, particulièrement sous Roger II, qui surent conserver et utiliser l’héritage culturel arabe, grec et romain.
Un mariage d’État entre Henri VI de Hohenstaufen, roi des Romains puis empereur du Saint-Empire romain germanique, et Constance de Hauteville, fille du roi normand de Sicile Roger II, célébré en 1186 (accord dynastique conclu en 1185), visa à assurer une succession pacifique.
Palerme passa d’un souverain à l’autre de la dynastie aragonaise : Jacques II, Frédéric III d’Aragon et l’île fut déchirée par les rivalités entre les familles nobles comme les Ventimiglia, les Alagona et les Chiaramonte, qui se disputèrent le pouvoir dans les terres occidentales de la Sicile.
Le palais des Normands est situé au point le plus élevé de l’ancienne ville, sur un site où l’on a retrouvé dans le sous-sol des vestiges de murs des premières colonies puniques. Le premier édifice, le Qasr, est attribué aux arabes, remontant au IXe siècle. Les normands transformèrent complètement l’ancien bâtiment pour en faire une […]










