Tour de la plus vaste île méditerranéenne

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Mineo, Vizzini, Grammichele et Licodia Eubea

Vizzini

Découverte de quatre villages et petites villes à l’est de Caltagirone, dans la région du Calatino, chacun avec ses particularités : de Grammichele et Occhiolà (15 km à l’est), avec son plan urbain en hexagone, au village médiéval de Mineo (25 km à l’est) et ses sites archéologiques, en passant par Licodia Eubea (25 km sud-est) et Vizzini (30 km sud-est).

Grammichele et Occhiolà

Quelques semaines après le terrible tremblement de terre de 1693 qui détruisit la ville d’Occhiolà, le prince de Butera Carlo Maria Carafa prit l’initiative de la construction de Grammichele, à proximité, sur un de ses fiefs.
Le cœur de la ville est la splendide place hexagonale (exagonum), exemple architectural original conçu par Michele da Ferla, un des deux seuls exemples de cette architecture rationnelle en Italie, avec un tissu urbain qui garde une forme hexagonale.
Sur la place centrale, la Piazza Carlo Maria Carafa, se dresse l’élégante façade baroque de la Chiesa Madre San Michele. Au milieu de la place la statue monumentale en bronze de l’artiste turc Murat Cura est partie d’un grand cadran solaire. S’y trouve aussi une statue en bronze du prince de Butera, de Paolo Guarrera.
Le Palais municipal qui date de la fin XIXe héberge un petit musée archéologique.

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Parc archéologique d’Occhiolà

Ce site archéologique de Terravecchia à 4 km au nord-ouest de Grammichele, s’étend sur trois collines, dont les ruines de l’ancien village médiéval d’Occhiolà rasé par le tremblement de terre de 1693. On y découvre les restes du château, d’églises et de maisons.
L’homme occupe les lieux depuis au moins depuis l’époque des sicules. Ainsi, on a retrouvé les vestiges d’une implantation grecque avec son acropole, peut-être la colonie d’Eketla mentionnée par Diodore de Sicile. Les trouvailles archéologiques sont conservées au musée municipal de Grammichele et au musée archéologique Paolo Orsi à Syracuse.

Mineo et Palikè

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Ex colleggio

Le joli village médiéval de Mineo se trouve au nord des monts Hybléens. La ville de Menai fut une ville sicule, devenue grecque puis romaine. On y retrouve des sections de murs du VIe siècle av. J.-C. près du château Ducezio et des vestiges d’une nymphée hellénistique à la Porta Udienza.

Un des édifices emblématiques de Mineo est la bibliothèque-musée Luigi Capuana, consacré au célèbre intellectuel sicilien.
Les monuments les plus remarquables comptent l’église Saint-Thomas, avec sa façade du XVIIIe siècle, ses stucs et, entre autres, une déposition réalisée par Filippo Paladino du XVIIe.
La collégiale de Sant’Agrippina est un monument majestueux du XVIIIe siècle, dont les origines datent du IIIe siècle de notre ère. Son intérieur conserve des stucs du XVIIIe siècle, des scènes de l’Ancien Testament, une belle crèche du XVIIIe siècle, des statues et une crypte d’origine médiévale.
L’église San Pietro, également reconstruite au XVIIIe siècle avec sa façade concave conserve un retable du XVIIe siècle représentant la Flagellation du Christ et une statue en or de Sainte-Lucie (XVIIIe).
L’église Santa Maria Maggiore conserve en particulier une toile du XVIIe siècle représentant Saint-Pierre, une statue du XVe siècle représentant la reine des anges, un majestueux autel en marbre polychrome.

Palikè

A 14 km au Nord de Mineo, 7 km à l’ouest de Palagonia, le site de Palikè est celui d’une ville fondée en 453 avant notre ère par Doukétios, chef des sicules (d’après les récits de Diodore de Sicile) qui rassembla les tribus du ce peuple autour de lui pour se liguer contre Syracuse. Elle fut fondée à proximité d’un important sanctuaire sicule dédié aux dieux jumeaux Paliques (fils de Zeus et de la nymphe Talea), sur un rocher basaltique appelé Rocchicella, que l’homme occupait depuis la préhistoire.
Le culte des jumeaux paliques était lié à la proximité des lacs de Naftia où des jets d’eau étaient provoqués par des dégagements de dioxyde de carbone.
Cette ville de Palikè semble avoir eu la vie brève, détruite vers 440 av. J.-C. par les syracusains, après l’échec de la tentative politique de Doukétios, mort de maladie cette même année.
Lors de la révolte des esclaves des environs de l’an 104 av. J.-C., (deuxième guerre servile), le chef des insurgés Tryphon et ses hommes se réfugièrent dans le sanctuaire.

La cité de Paliké de l’époque de Doukétios est formée d’un ensemble de terrasses, avec un hestiatorion sur la plus haute (où se tenaient les banquets), et des portiques.
Un petit musée est aussi installé depuis 2006.
Les fouilles récentes ont révélé plusieurs époques d’occupation, depuis le paléo et mésolithique (outils en silex, os d’animaux) jusqu’à l’époque romaine, en passant par le néolithique (VI-V millénaire avant J.-C.), dont une hutte des environs de 2000 avant J.-C. avec une partie du mur d’enceinte.
Les tombes artificielles de la grotte et de ses parois sont de la fin de l’âge du bronze (XIIIe-XIe siècles avant J.-C.), et les plus anciens murs liés au sanctuaire semblent être des VII-VIe siècles avant J.-C.

Environs

Le château rupestre de la Grotte Sant’Agrippina (5 km au NE de Mineo), près du torrent de la Lamia présente les caractéristiques d’un site fortifié, utilisé comme sanctuaire rural dédié au saint patron de Mineo.

Au mont Catalfaro (7 km au NE de Mineo), près d’un torrent homonyme se trouvent des vestiges des âges préhistorique au moyen-âge, entre deux collines et les ruines d’un château médiéval.

Les grottes de Caratabia (5 km au SE de Mineo) ont été décorées vers le milieu du Ve siècle av. J.-C., à l’époque de Doukétios, avec des scènes de chasse au sanglier de cette époque, et deux grottes étant probablement des chambres funéraires.

Au nord, les vestiges de la forteresse Mongialino (23 km au NO), aussi appelé château de Montalone, sont probablement d’origine normande. Un peu plus au sud, à Piano Casazze dans la Vallée de Mongialino, il reste une portion d’un mur d’une cité grecque oubliée au milieu des champs et d’autres vestiges.

Il convient de mentionner la nécropole de Mulino Badia, datant du Xe siècle avant J.-C., près du sanctuaire de la Madona del Piano (2 km au Nord de Grammichele).

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Château de Serravalle

Les lacs Naftia (1 km au sud de Palikè) qui sont d’origine volcanique servent aujourd’hui à l’irrigation, et un dôme récupère le dioxyde de carbone. C’était un endroit sacré depuis la préhistoire, avec des geysers, des eaux sulfureuses, des dégagements de gaz toxiques, voir mortels. Il était lié au culte des dieux Paliques, jumeaux nés de Jupiter et de la nymphe Talia, avec un important sanctuaire sicule à proximité.

Le château de Serravalle (pas loin de Palinké, à 16 km au Nord de Mineo), domine un rocher de ses vestiges d’une forteresse du XIIIe siècle, modifiée au XIXe siècle.

Au Piano Camuti au sud de Mineo, furent retrouvés les vestiges d’un village préhistorique allant de l’âge du bronze antique à la culture de Castelluccio (2000-1400 avant J.-C.)., avec une nécropole.

Vizzini

VizziniVizzini est une petite ville des monts hybléens, sur les pentes nord-ouest du mont Lauro. Elle est peut-être liée à la ville romaine de Bidis, mentionnée par Pline et Cicéron.
Elle se développa au moyen-âge autour d’un château disparu, dont il reste la terrasse qui domine le centre historique.
Son centre est intéressant avec ses ruelles tracées au moyen-âge flanquées d’édifices du XVIIIe siècle, et notamment un bel escalier en faïence (majoliques). L’imposante cathédrale, San Gregorio Magno, conserve un très beau portail sur sa face gauche de style gothique-catalan du XVe siècle. Elle fut construite sur les ruines de l’ancien palais municipal et d’un monastère bénédictin, détruits par le tremblement de terre de 1693. L’intérieur est décoré de stucs de la fin du XVIIIe siècle et conserve d’intéressantes toiles des XVIe et XVIIe siècles.
La proche église Sant’Agata fut reconstruite au XVIIIe siècle. Parmi les autres églises baroques de la ville, Santa Maria di Gesù conserve une Vierge à l’enfant attribuée à Antonello Gagini, et San Giovanni se remarque avec des autels rococo, etc.

Licodia Eubea

Le village de Licodia Eubea est bâti sur deux collines en surplomb de la vallée de la rivière Dirillo, sur un site qui fut occupé par les grecs et les romains et qui était peut-être la colonie “Eubea” fondée par les Calcédoniens de Lentini en 650 avant J.-C.
Son château remonte au Moyen Âge, et son fief passa entre les mains de grandes familles tel que les Filangeri, Santapau et Ruffo.

Dans le centre historique on découvre les vestiges du château, ainsi qu’églises et palais qui datent essentiellement du XVIIIe siècle.
Il ne reste qu’une partie d’une tour et des murs du château Santapau, détruit par le tremblement de terre de 1693, et d’où l’on profite d’un beau panorama.
Les principaux édifices longent le Corso Umberto I qui traverse le centre. Elle aboutit à la Piazza Vittorio Emanuele, au pied du château et où se dresse la cathédrale Santa Margherita, avec sa façade baroque et son beau clocher. A proximité, le palais Mugnos est orné de beaux balcons décorés de masques baroques. Sur la Piazza Garibaldi, la mairie qui occupe un ancien monastère dominicain jouxte l’église du Rosaire du XVIIIe siècle. Le musée municipal conserve des objets archéologiques du territoire de la ville.

Plusieurs grottes et nécropoles se trouvent dans les environs, dont par exemple sur son flanc sud une nécropole grecque (Necropoli greca di Vigna della Signora ).

Le site le plus intéressant est la grotta dei santi (grotte des saints), un site rupestre proche de Monterosso Almo (6 km), où sont conservées plusieurs types de tombes et une fresque des XI-XIIe siècles d’une Crucifixion.

Informations

Catégorie Caltagirone

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